dimanche 30 juillet 2017

Fenêtres sur âme




Dans la vallée de l'Urola à Azpeita une église fut construite autour d'une maison fortifiée elle l'encercle peut-être même l'étouffe et sur les murs restent encore des dessins d'enfant qui rêvent de voyages toutes voiles dehors et il y eut tant d'écritures et de ratures et puis aussi une cheminée où le regard caresse encore et le bois et le feu et le chaudron et puis aussi la soupe au parfum toujours présent l'enfant a vécu dans ces murs avant de s'en éloigner pour se dépouiller et mieux dénuder son âme il y eut voyages errances luttes et rencontres contemplation dans l'action avait-il dit énoncé paradoxal à méditer mais n'est-ce ce que l'on nomme koan il s'appelait Ignace était né en 1491 c'était à Loyola dans la vallée de l'Urola à Azpeita et voulant sonder son regard étrange a résonné dans le suspens du silence cette toute aussi étrange phrase " la rose est sans pourquoi" que cherches tu donc





4 commentaires:

  1. Avec cette très étrange peinture, qui pourrait être vestige pariétal ou bien vertige de l'imagination d'un Dubuffet, peut-être, avec ces mots dont les pistes semblent brouillées, les sensations égarées mais restées vives, après ce cheminement de rêveur agile, ou ce délire de Sphinx échappé d'une compagnie de fous de dieu, comment ne pas être ébahi par la trouvaille d'une rose "sans pourquoi" et dont la dimension miraculeuse ne fait plus aucun doute !

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    1. mystiques avec ou sans dieu et cette énigme à laquelle ils ne cessent de rendre présent

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  2. Magnifique photo...une énigme pour le regard... Je me plais à exercer le mien qui éperdu se perd en ce koan visuel où le chemin, la voie peut-être, s'échelonne en verticalité ou profondeur, où peut-être se dessine un corps, comme en assise tandis qu'un visage, quasi animal, indistinct, en oblique se ferait sentinelle en quête de ce "pourquoi" dont la rose est dépouillée, en un dérobement.Et donc, la nudité du blanc que la forme vient ombrer. Quelque chose de rupestre, d'originaire de tellurique que les mots font résonner en leur étrange étrangeté et je ne me lasse pas de lire "son regard étrange a résonné dans le suspens du silence". Oh merci Huê pour cette émotion que j'emporterai dans ma nuit et qui y inventera peut-être un rêve d'enfant, ou son dessin, ou sa singulière rature...

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    1. merci Noëlle de cette ombre nocturne ouverture

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