samedi 24 janvier 2015

Sur une photo de Bona Mangangu




C’est une lumière qui capture le regard. Eblouissante. Sidérante. Pointue. Aveugle-rétine. Et puis son grain apparaît. Il raconte les ombres, les formes et les reliefs. Tout en rondeurs. Parfois en éclairs. Hirsute, dans ses tâches de craie. Ourlant ses voisines dures. Feldspath. Que détaille le regard studieux… Mais nul ne sait.
C’est un blanc tacheté. Ombre devant. Il accommode ce qui échappe au loin. Et voilà qu’une histoire apparaît. Cosmopolite lumière. Déracinant le regard de ses attaches familières.
Mais là-bas, n’est-ce pas lui encore, en ces stries de rosée ? Traînant dans ses pinceaux, ses seaux de garance. Tendresse oubliée. Mélangée. Transformée. Souffle devenu. Et puis disparu. Car il n’y en a jamais eu.
C’est une trouée de ciel. Infime. Lacune de blanc infini. Transparent. Vide. Réserve aux mille couleurs. Attendant ses larmes de mousson.
Soudain. Le regard s’arrête. Mousse. Matière. Aspérités. Des traînées étranges racontent une autre romance. En harmoniques-clarté. Que les langues de la matière conjuguent.
C’est un fantasme de roche. Polymorphe. Hospitalier.
Fait de lumières. Et d’ombres feutrées.
C’est une histoire susurrée à l’ombre des rochers.
Elle tourne dans le vent.
Cris de mouettes.
Encore.




Photo de Bona Mangangu.


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