mercredi 25 mars 2020

dialogue avec le journal inutile 2







"Je ne l'ai jamais oublié, même si certaines de ces routes font désormais partie d'une géographie existentielle tracée par des chemins de plus en plus interrompus.
Au moins un des dialogues a continué à vivre, suivant, comme cela arrive souvent, la tendance karstique qui accompagne parfois l'eau vive dans les ravins. Connaissant parfois les sommets de la lumière et de la confiance."
http://www.extemporalitas.org/diario-inutile-3/



rouleau du temps
en ses vagues ressac

brumes couleurs
sans cesse échos

araignée du jour
au coin du mur

qui file l'eau vive
de ses reflets midi





lundi 23 mars 2020

dialogue avec le journal inutile




Journal inutile


L'oxymore de la vie crie de douleur aujourd'hui: quelqu'un souffre, quelqu'un se débat, quelqu'un meurt. Là-bas, face au même horizon, le printemps est né et murmure, avec une respectueuse discrétion, le bleu joyeux du ciel.
Les mots sont plus modestes ce matin que jamais. Les mains, une pression, une caresse, une croix tracée sur un visage, savent apaiser dans le geste extrême. Les mots, les vrais, peut-être réconfortant le dernier moment, un arc se déplaçait et s'étirait entre deux éternités, celle de ceux qui laissent cette promesse de ceux qui restent.
http://www.extemporalitas.org/diario-inutile-2/



printemps néanmoins
couleurs juste écloses
éclats dans le coeur de la main

transparence
nudité
de la lumière









au bout d'une herbe
tremble
une goutte d'eau ( Issa)

bourgeons encore ce matin
folioles 
suspendues


dimanche 22 mars 2020







il n'y a ni haut ni bas
seulement le bruit 
du vent peut-être
mille riens insensés
en leurs vagues matin
joie des bourgeons 
en leurs mille éclats







samedi 21 mars 2020







Malgré l'espérance de l'aube
ciel gris et froid 
et des nouvelles parsemées









vendredi 20 mars 2020








Par ces périodes tourmentées en Italie comme en France et ailleurs dans le monde, nous voilà revenus à l'essentiel, sans fioriture, ni emphase, ni dramatisation inutile,
à l'essentiel quand des proches sont touchés

Un ami italien avait écrit :

j'écris quand je peux. Je peux quand je dois. Je dois quand j'entends.
http://www.extemporalitas.org/relazioni-spirituali/

entendre 
cela

jeudi 19 mars 2020

à l'aube du silence







C'est un regard 
mirages douleurs de monde
regard qui écoute
regard silence
de là où naissent et meurent les choses
où vivre et mourir en poète
est un des derniers rêves
qui s'écoule




mercredi 18 mars 2020

verdures animales







Feuilles ou fleurs
Nervures ou franges
Verdures animales
Rampantes atalantes
Glissant dans le soir









le bruit des tulipes qui poussent







l'entendez vous
le vent qui bruit sur leurs pétales
l'entendez vous
le silence des arbres
en leurs ramures ramages
respiration de monde







samedi 14 mars 2020









au milieu des mauvaises herbes
sourires couleurs
caresses soleil

sautant dans l'herbe
matin humant
une vie nouvelle
pétales au vent