mardi 11 août 2020

dialogue avec le journal inutile

 


la vie ce sablier

et chaque grain

sa conscience

Aperçu de l’image


Brescia

Journal inutile. 18
Euphonie de l'été.

Ivre à l'air. De la lumière. De souffle, de vent. Le soleil dans le bleu, au-dessus. La mémoire brûle à l'intérieur. L'ancienne place où je suis né, petite et extrême enfance, au cœur de la vieille ville. L'heure unique et claire de tout l'avenir brillant ou douloureux. Je marche vivement dans l'euphonie du moment. Les rues étroites serpentent les marches, experts d'un passé lointain. Voici l'adolescence, remplie d'espoir intemporel. L'éternité dans l'instant, je vis pour toujours à l'intérieur. Je vois des fragments d'une nouvelle perplexité. Je vais dans le coin étroit qui mène à l'infini. Rien n'est jamais complètement oublié. Rien n'est perdu à jamais. L'été incline la solitude à l'inouï, à la consternation. Sur des chemins qui ne connaissent plus le chemin d'hier.

extrait de Giordano Mariani, photo et blog

http://www.extemporalitas.org/diario-inutile-18/

2 commentaires:

  1. Très chère Huê, j’ai mis à jour mon post [_http://www.extemporalitas.org/diario-inutile-18/_] pour mieux vous dire mon grand merci et pour signifier, plus que jamais, l'esprit d'amitié dans lequel le dialogue naquit et qui poursuit avec le Journal inutile.
    Un minuscolo granello dei tempi, rinnova, qui ed ora, il suo grazie infinito, GM

    RépondreSupprimer