mercredi 17 août 2016
lundi 15 août 2016
Pour une poignée d'ombres folles
Les
idées se voudraient parfois toutes blanches ou toutes noires,
simplissimes. Mais il suffit qu'une herbe pousse dans l'ombre de l'une
d'entre elles, pour que pousse encore et encore une forêt bientôt,
envahissant le monde des pensées rectilignes. Pensées foisonnantes qui
comme une poignée d'herbes sauvages, devisent et rient. C'était la nuit rébus des ombres folles.
dimanche 14 août 2016
Recettes d'orties
Choisissez un champ d'orties, vert sombre mais fraîchement épanoui. Prenez des gants et cueillez en une brassée. Cuisez les dans l'eau chaude, mélangez à une cuillère de lait de coco. Mixez le tout. Et vous voilà cuisinière des piquants contrariants de la vie.
samedi 13 août 2016
un café en été
Cela ressemble à un café au bord de la plage. Evoquant toutes les vacances du monde. Il n'est pourtant que patio au milieu de bâtiments lourds d'étages. Mais l'oeil s'attarde à de petits détails, potences à roulettes, perfusions, chemises larges, avec à leurs extrémités, des visages amaigris et fatigués. Des bien portants, la famille ou des amis devisent. C'est un bar au milieu de l'hôpital. Il en appelle à toutes ces plages de l'été. Rappelant le destin des corps face aux espérances de la vie. Ils et elles se parlent. Et ce faisant, dans son tour de passe-passe, le langage éternise tout ce qui se dit, faisant croire à la pérennité de ce qu'évoquent ses pauvres mots. Je sais bien mais quand même. Car quand tout sera passé, que feriez-vous de bon malgré tout ? De ce côté ou de l'autre de l'existence ? Dites moi, encore une fois, ne serait-ce qu'une fois...
Brume
Quand la brume se transforme en matière, prendrait-elle le chemin inverse de la mort vers la vie ? Intersections infinitésimales, où vie et mort ne se font plus ombrages...
vendredi 12 août 2016
Vrais faux ciels
Des nuages imprégnés d'eau ont fait fleurir des nymphéas. C'est un regard d'eau trouble où se perd la mémoire des formes nettes et sans équivoques.
jeudi 11 août 2016
faux nymphéas
Une mémoire nymphéas au détour d'un chemin réservé seulement aux pêcheurs et aux services de la voirie. Dessus-dessous, argile ou cire, elle trace racines enfouies inarrachables. Si profondes, emmêlées, d'anciens visages s'y sont dessinés. Faux nymphéas, vraie mémoire, vrai faux semblant, peu importe, la lumière réjouissance calligraphie déjà les ombres du matin. Brassées du jour.
mercredi 10 août 2016
Ellipses matin
De bois, de métal et puis d'herbes fraîches, elles sont courbes et ellipses, construisant les dissonances, douceurs de la vie, sans rampe de protection.
Rien d'essentiel, si ce n'est ce vide foisonnant, silence et soleil du matin...
Rien d'essentiel, si ce n'est ce vide foisonnant, silence et soleil du matin...
mardi 9 août 2016
Histoires d'objets
Un verre d'eau, assis auprès d'un pot, regarde les palmiers passer dans le ciel.
Me voilà bien entouré, s'est-il dit, en sirotant la brise des nuages.
Inscription à :
Articles (Atom)