dimanche 23 octobre 2016

histoires de rien...





Les mots et les choses n'existent pas les uns à côté des autres. Des voix se lèvent à leur rencontre. Ce sont des milliers de voix qui murmurent parfois : Je suis cette voix au fond de toi, de tant de toi, qu'ils sont devenus je, tu, nous, vous, ils ou elles. Je crée des mondes à chaque instant. Je raconte des histoires de rien du tout. Ce sont des petites fables, cristaux de finitude devenue joie. Labeur de ramassage infime sans cesse renouvelé des documents de l'incertitude humaine. Et elle donne la voix, de cette voix intérieure, ténue, si ténue de ce carnaval étrange où les choses prennent le masque d'une aurore à espérir.






L'oiseau ce matin, 
L'eau du toit, 
Les feuilles à terre
Tapis rouge d'automne 




samedi 22 octobre 2016

du moi au je, au monde réhabité


Que reste-t-il du langage quand la parole a épuisé les mots qui racontaient le moi et toutes ses pauvres histoires ?

Reste la joie en ses joutes poésie. Couleurs chatoyantes sur le chemin de leur mise en forme. Quand ce qui se présente ne représente plus l'habituel.  Mais le devenir expressif de zones inconnues. 

Mondes de choses et de mots.Qui en passe néanmoins par le familier.

Plus qu'un dialecte, l'inconscient parle hors la langue. 

Hors-la-loi, d'images, de sons et d'écritures, agi par un pouvoir et un vouloir, ce sont des mondes en leurs formes improbables.


 













jeudi 20 octobre 2016

Bleus



 


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Gabriel Loire " Ateliers Loire"
Vitraux
2015

Bleus infinis
Vibrations de fleuves 

Histoires sans noms
Aux effluves matières.




mercredi 19 octobre 2016

L'arbre silencieux


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Parfois... dit l'arbre silencieux.
Si souvent raide et en retrait.
Mais en ai-je déjà trop dit ?
S'est-il tout de suite demandé.
Alors il écrit, il efface
Dans le tendre tuffeau.
A l'abri, à la dérobée
De la pointe des racines aux extrêmes des ses feuilles.
Il cherche sa joie
D'eau et de pierre
Souterraine
Encore.


Vitraux, Evry


mardi 18 octobre 2016

Rouges






Lumières
A même le sol 
Le vent d'automne a déplacé les mots qui vous nomment


lundi 17 octobre 2016

écriture blog ?







En les voyant atterrir et s'envoler, j'ai pensé aux mots qui parfois disparaissent. Les stimuler, les incite à vivre parfois. Limite et ouverture de l'écriture. Mais que serait donc l'écriture blog ? Faite de fragments courts, disparates et disjoints. Non d'une écriture du moi, certainement pas. Mais s'y bâtirait-il une langue singulière. Faisant éspérir les choses au quotidien.
Troupeaux volatiles à la porte de l'écriture, toujours prêts à s'envoler et à disparaître.
Ecriture blog, ferais-tu que la vie qui habite les choses ne s'en aille pas toujours au loin...





samedi 15 octobre 2016








Qu'est-il donc aller pêcher ? Coquillages, crustacés ou seulement promenade dans l'eau froide d'octobre. Il dessinait un sillon derrière lui. Clapotis contre silence. Vagues contre genoux et vent glacé à fleur de joues. Présence à cette immensité de l'océan derrière lui.



riens du matin, au bord de la route











vendredi 14 octobre 2016










Dans le silence, est monté le cri des mouettes. C'est la langue du crépuscule. Elle a signé le parler d'une parole voyage. Qui déploie, ondoie et pétrit les vagues. La nuit s'est  levée. Et doucement a essuyé les lumières du jour. Dors petit enfant, dors. Le marchand de sable est passé.



jeudi 13 octobre 2016








Elles étaient ombres à même la terre. Dans leur va-et-vient sable et verdure. Agapanthes en leurs promesses jardin. Dans leurs palabres familières. Du creux de leurs absences.  Enracinées en pauvre pierraille. Pétales aux quatre vents. Mosaïques matière. Vibrant sur leurs chemins d'ombres et de lumières.  Elles ont amené les choses à la parole. Souplesse irréductible, ondoyante, foudroyante, parfois si fuyante. Bruissements silences. Tu as cru y entendre le buisson des langues. Mélopées babels. Berceuses de mondes.